Freescale : la direction promet de reclasser les 820 salariés

Le groupe américain Freescale a décidé d’arrêter son unité de production de circuits intégrés analogiques, qui faisait travailler plus de 800 salariés à Toulouse. L’entreprise conserve en revanche son activité recherche. La direction de Freescale s’engage à trouver une solution de reclassement pour tous les salariés concernés par cette restructuration.

Freescale, c’est une immense entreprise installée sur un terrain de 20 hectares, donnant sur l’avenue du général Eisenhower, près de Bellefontaine.

Echec du plan de reprise

Le site, géré par le groupe américain Freescale, comprend deux activités : l’une dédiée à la recherche, l’autre à la production de composants semiconducteurs, notamment pour l’automobile.
C’est cette unité que la direction de l’entreprise a décidé de fermer. Ce projet avait été annoncé dès 2009 lorsque que la maison-mère américaine avait estimé que la production de galettes de silicium n’était plus pertinente d’un point de vue économique.

A l’époque, l’atelier comptait 820 salariés : 280 ont été recasés ailleurs, notamment auprès d’Airbus.
Les salariés restants plaçaient alors tous leurs espoirs dans un projet de reprise qui visait à développer un autre semi-conducteur, le nitrure de gallium. Mais ce plan, qui prévoyait le maintien d’une centaine de salariés, a été abandonné, faute de débouchés.

Fermeture le 10 août

C’est ce que vient de confirmer Robert Castagnac, le Commissaire au Redressement Productif  en Région Midi Pyrénées, qui dépend du Ministère d’Arnaud Montebourg.
Les 535 salariés sans solution de reclassement restent menacés par le plan social qui va être engagé dans le cadre de l’arrêt de la production, imminente, puisqu’elle est prévue le 10 août prochain. D’ici là, tous recevront une lettre de licenciement.

« L’entreprise (Freescale) a pris un engagement de trouver une solution pérenne pour tous les salariés : un CDI, une création d’entreprise ou un projet personnel », a précisé Robert Castagnac lors d’une conférence de presse donnée à la Préfecture de Toulouse.

500 autres salariés seront maintenus mais dans le pôle Recherche et développement.

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