Spanghero reprise par…Spanghero ?

La survie de l’entreprise agroalimentaire Spanghero (Aude), menacée de liquidation après le scandale de la viande de cheval, ne tient plus qu’à un fil : celui constitué par le dossier de reprise déposé par Laurent Spanghero, son fondateur historique, seul projet retenu par le tribunal de commerce de Carcassonne.

Impliquée dans ce que les médias ont baptisé, par analogie au Watergate de Nixon, le « Horsegate » ou scandale de la viande de cheval en janvier 2013, l’entreprise agroalimentaire Spanghero, basée à Castelnaudary (Aude), est au bord du gouffre : en quelques mois, le site, lâché par ses clients et donneurs d’ordre, a perdu la moitié de son chiffre d’affaires et déposé son bilan au tribunal de commerce.

Placé en redressement judiciaire, la survie de l’entreprise et le sort de ses 230 salariés dépend désormais des garanties apportées par d’éventuels repreneurs. Parmi eux, on retrouve Laurent Spanghero, l’ancien rugbyman du RC Narbonne et fondateur historique de la marque éponyme en 1970.

Une dette à renégocier

L’entreprise reste dans les mains familiales jusqu’en 2009, date à laquelle elle est rachetée par la coopérative agroalimentaire Lur Berri. C’est elle qui devra essuyer les conséquences du « Horsegate ». La direction de l’usine est soupçonnée d’avoir frauduleusement commercialisé sous l’étiquette « viande de bœuf » ce qui était en réalité de la viande de cheval issus d’abattoirs roumains, réalisant au passage une belle plus-value. Le destinataire de ces produits n’était autre qu’un fournisseur de Findus.

Laurent Spanghero s’est associé  au promoteur Jacques Blanc et la société de capital-risque Investeam pour reprendre son ex-entreprise, dans l’espoir de la remettre à flot. Pour cela il tente de négocier un report du remboursement d’une dette de 15 millions d’euros contractés auprès de la banque publique Oséo, Société Générale et CM-CIC. Un emprunt qui avait servi à la construction du site de Castelnaudary.

Un rééchelonnement que n’ont pas obtenu  Delpeyrat et Deveille, deux autres candidats à la reprise de Spanghero. Leur dossier commun a donc été jugé irrecevable par le tribunal de commerce.

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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